Issu des cités minières de Saint-Etienne, j’ai découvert par hasard l’escalade au début des années 70, ensuite pour la première fois à Pâques 73, je faisais connaissance avec le massif des Calanques ; loin de me douter, que quelques décennies plus tard, je devrais lutter contre les interdictions potentielles d’escalade qui menacent ce massif (liées au Parc National mais aussi au déconventionnement).

Sinon j’ai pratiqué l’escalade un peu sous toutes ses formes (de l’artif au solo), ceci me permettant de parcourir les grandes parois de nos massifs alpins. L’alpinisme fut toujours pour moi une école d’humilité, malheureusement mes contraintes professionnelles (officier de sapeurs-pompiers dans les Bouches-du-Rhône) me conduiront à m’éloigner de la montagne en période estivale.

Par l’intermédiaire de mes enfants (trois) et de leur club (SMUC), j’ai découvert dans les années 90 le milieu de la compétition avec ses peines et ses joies ; de ce fait, j’ai toujours beaucoup d’estime pour nos athlètes (il n’y a que trois places sur le podium et les prétendants sont nombreux). Le peu de compétitions auxquelles j’ai participé, à mon modeste niveau, m’ont fait connaitre les affres de l’isolement, mais j’ai bien aimé le challenge..
Ces dernières années, je me suis un peu plus consacré à l’entretien et à l’équipement des sites naturels d’escalade, en défrichant entre autres deux nouvelles falaises et en équipant plus d’une centaine de voies.

Mon engagement fédéral au sein de la FFME, a commencé dans les années 2000, et par un concours de circonstances, je me suis retrouvé président du Comité Territorial des Bouches-du-Rhône en 2013. Depuis 2017, je participe au Conseil d’Administration de notre fédération, et pendant longtemps le seul président de CT exerçant dans cette instance. Durant quatre années je me suis astreint à faire reconnaître la place des présidents de Comités Territoriaux au sein de la FFME et à mettre en exergue la problématique de la gestion des SNE et du peu de moyens que le National y consacrait, mais j’ai été peu entendu..

La crise du déconventionnement (un mal nécessaire), m’a conduit à intégrer très rapidement le Collectif Grimpe Outdoor, la sauvegarde de notre patrimoine d’escalade étant forcement collective.

En conséquence, au vu de la nouvelle olympiade, et afin de ne pas cautionner la continuité d’une politique fédérale trop technocratique et trop éloignée des Territoires et de notre patrimoine naturel d’escalade, j’ai décidé de participer à la création d’une nouvelle liste « Cap24 FFME » dont les engagements sont plus en phase avec mes convictions, et je remercie Claude Chemelle d’avoir accepté la lourde tâche de conduire une équipe se voulant plus proche des licenciés et de leurs représentants.

Pour terminer, je citerais un ami équipeur, qui tenait les propos suivants concernant l’escalade « c’est une des rares disciplines que tu découvres sur un pan au fond d’une cour ou sur un bout de rocher de quelques mètres dans un coin perdu, et qui quelques années plus tard te permet d’être sur un sommet himalayen ou sur un podium olympique, ou tout simplement à parcourir une belle voie dans un de nos beaux massifs.. ».

Sinon, le dernier roman que j’ai lu « L’Anomalie » de Hervé le Tellier..