D’abord un pratiquant :

Je ne suis pas né dans une région montagneuse, mais j’ai un souvenir « Paris Match » dans la tête : mars 1971, Demaison & Gousseault dans les Jorasses. Cela donne une idée de mon âge.
Fort probable que cet événement ait marqué inconsciemment mon intérêt pour la Montagne. Une adolescence dans la vallée de la Garonne. Toujours prêt à monter sur le toit d’une maison pas pour être plus haut mais pour voir plus loin.

Une reprise tardive d’études m’a amené à Grenoble. Guère eu le temps de pratiquer la montagne, mais l’avoir sous les yeux était déjà une belle satisfaction.

Le « jeu » des mutations des fonctionnaires d’Etat m’amène en Auvergne à proximité du club de Chabreloche. Première licence en 1993. L’engrenage voluptueux de la vie de club idéale pour découvrir l’escalade, la randonnée le ski de fond et de randonnée, le VTT, l’alpinisme.

Les volcans d’auvergne constituent un beau terrain pour découvrir assidument l’alpinisme. Les stages montagne organisés par le CD ffme 63 garantissent un apprentissage rapide et structurant pour viser l’autonomie garantie d’un alpinisme serein souvent contemplatif et parfois plus « guerrier ».

Initiateur alpinisme puis instructeur, ces brevets fédéraux permettent à mon tour de transférer vers des jeunes et adultes avides d’espace.
J’apprécie les grandes voies, celles qui font un beau voyage ; je ne crache pas sur une journée « couenne » avec les copains.

Acteur de la vie fédérale :

1996, premier mandat électif au CD63 ffme, président du club de chabreloche, membre du comité directeur du comité régional puis président de cette même structure de 2010 jusqu’en 2016 date de la fusion entre Auvergne et Rhône Alpes.

Dernier président du Comité Sportif Alpinisme, puis 2 olympiades au CA du siège élu avec la liste de Pierre YOU. Démission en aout 2020 pour marquer ma divergence sur un mode de prise de décision trop construit sur « on n’a pas le choix ». Trop fataliste à mon goût.

2 ans de co présidence de la Coordination Montagne. Une belle expérience pour confirmer que les acteurs fédéraux, les protecteurs de la nature, les professionnels sont d’abord différents mais tellement complémentaires.

Ces mandats m’ont fait découvrir que la gestion d’une fédération est une affaire de dosages. Comme en montagne, je me méfie de la solution qui apparait la plus évidente. Observer, écouter, confronter, analyser, décider sans précipitation. Je me méfie des habitudes et j’ai quelques certitudes sur les vertus du doute.

Des projets politiques évidemment :

La politique est là pour rendre possible ce qui est nécessaire. Je ne suis pas hostile à la compétition, dès lors que celle-ci se fait « contre soi-même et avec les autres », mais je suis de ceux qui jugent le modèle olympique désuet. Le manque de ville voire de pays qui candidatent pour organiser ces jeux montre qu’une réforme du format des jeux olympiques et nécessaire.

Moins d’argent et davantage de sport. La FFME a les moyens de faire entendre cette voix. D’autres fédérations suivront.

La FFME est devenue un tout petit acteur de la Montagne. Heureusement, la FFCAM tient le rôle selon ses forces locales. Ce qui est important à mes yeux, c’est que les pratiquants de la montagne soient représentés. Pas de concurrence entre la FFME et la FFCAM mais une vraie complémentarité qui sera le résultat d’une synergie décidée, mise en œuvre par les équipes dirigeantes et soutenue par les licenciés.